Lyon griffe à nouveau

  Cette finale de Coupe de France a été tout autre que celle de Coupe de la Ligue, il y a 15 jours, qui a vue Marseille remportée la coupe chère au président de la ligue professionnelle de football, Frédéric Thiriez. Lyon qui avait réalisé une piteuse performance revenait au Stade de France pour conquérir un titre après quatre ans de disette. Lyon qui s'était imposé en 2008 contre le PSG grâce à un but de Govou en prolongations, se devait de s'imposer face au petit poucet de la compétition. Après un parcours magnifique, Quevilly n'aura tout simplement pas fait le poids malgré une frappe d'Anthony Laup (65ème) repoussé par Hugo Lloris sur sa barre de transversale. Lors de son quart de finale et de sa demie face respectivement à Marseille et Rennes la différence de statut (professionnel ou amateur) ne s'était pas fait ressentir alors que cette fois-ci les Normands n'auront pas pesés sur la rencontre comme ils l'auraient souhaitésmême si en seconde période ils se seront montrés plus tranchant. Pourtant tout semblait possible pour les amateurs. Dans un stade conquis à sa cause, le club de National avec l'appui du public aurait pu emballer la rencontre. Peut-être crispé par l'enjeu, par la grandeur des choses, la médiatisation autour de cette finale, Quevilly aura montré un autre visage que celui proposé contre ses adversaires précédents.

 

  Comme à son habitude les hommes de Régis Brouard, laissèrent la possession du ballon à son adversaire. Dès la 11ème minute de jeu, les Lyonnais se procuraient leur première occasion de but. Sur un superbe contrôle orienté, Lisandro enchaîna une frappe qui vînt heurter le poteau droit de El-Karroubi. Lyon connu un coup dur avec la blessure de Lovren (rupture du tendon d'achille) remplacé dans la foulée par B.Koné (16ème). L'ancien Guigampais s'était imposé lors de cette compétition en 2009 face au Stade Rennais. Sur une nouvelle offensive Rhodanienne, Lacazette se joua de 3 défenseurs avant de voir sa frappe repoussée sur sa ligne par Weis. Les Lyonnais furent récompensés à la 28ème minute. Gourcuff lança en profondeur Lacazette, qui adressa une merveille de centre à Lisandro qui ne trembla pas au moment d'ouvrir le score (28ème). Les Quevillais rentraient au vestiaire sur ce score de 1 - 0. L'addition fût clémente pour les jaunes de Quevilly qui auarit pu encaissés un second but si Gourcuff puis Gomis n'avait pas fait preuve de maladresse (37ème). Le scénario semblait satisfaire les amateurs qui espéraient, comme contre Rennes, remontés cet handicap d'un but. Lyon s'était montré particulièrement dangereux sur son côté gauche avec la relation Cissokho - Lopez.
Dès la reprise de la seconde mi-temps, les hommes de Jean-Michel-Aulas trouvèrent une nouvelle fois le montant du portier Quevillais. Lacazette, très remuant sur son côté droit, et qui ce soir a donné tort à Rémi Garde de ne pas l'avoir aligné en finale de la Coupe de la Ligue, vît sa frappe heurté la transversale et retombé à quelques centimètres de la ligne de but. Puis Lyon baissa le pied, laissa le ballon aux amateurs. Servi dans le dos de la défense lyonnaise, Laup file en contre et arme une frappe surpuissante repoussée par le portier international français sur son montant. Quevilly venait passer son occasion. Gomis, Briand et Gonalons eurent la possibilité de tuer la rencontre en fin de match. Sans réellement être inquiété, les septuples champions de France, se sont imposés par la plus petite des marges (1 - 0).

  Les larmes de Lisandro voulaient tout dire. Lui ainsi que d'autres joueurs remportant leur premier titre majeur avec l'Olympique Lyonnais. Rémi Garde et son staff pouvaient partager leur joie avec le groupe qu'il cotoye depuis un an. Malgré leur parcours EXCEPTIONNEL, les joueurs Normands étaient abattus, dépités sur la pelouse du Stade de France. En tant que compétiteurs, à chaud, la déception prît le pas sur la joie. La force der Lyon a sûrement été de ne pas sous-estimé son adversaire. En atteste cette image lors de la remise des trophées. En tant que capitaine Cris prît la décision de soulever avec le capitaine de Quevilly, A.Baugrard, la Coupe de France comme Mickaël Landreau face à Calais.
Pour une année de transition Lyon a réussi son pari. Remporté un titre après 4 ans de disette sous l'ère Puel. Malgré leur, honorable, défaite, les joueurs de Quevilly resteront dans l'histoire de la Coupe de France.

samedi 28 avril 2012 23:06


La Flèche pour Rodriguez.

  L'Espagnol Joaquim Rodriguez, de la Team Katusha, a remporté 76ème édition de la Flèche Wallonne en devançant Albasini et Philippe Gilbert, vainqueur de l'édition précédente. Le Belge vainqueur du tryptique ardennais la saison dernière marque son retour en forme. 6ème dimanche de l'Amstel Gold Race, le champion de Belgique s'est rassuré en montant pour la première fois de l'année sur un podium. Il sera parmi les favoris de Liège - Bastogne Liège dimanche. Une fois de plus la décision s'est faite dans le terrible Mur de Huy (1.3 kilomètres à 9,3%).

  Après une première heure de course roulée à 47km/heure, deux hommes, Anthony Roux (FDJ -Big Mat) et Dirk Bellemakers (Landbouwkrediet) se sont escarpés du peloton. Les deux fuyards ont compté jusqu'à 7 minutes d'avance sur le peloton. En chasse patate, Sander Armee (Topsport Vlaanderen) n'a jamais réussi à combler l'écart avec les hommes de tête. Anthony Roux est revenu depuis peu à la compétition après un terrible accident en cyclo-cross. Le français, 3ème des derniers championnats de France, a su s'extirper du peloton malgré son faible temps de compétition. Les Lotto-Benisol et les Katusha ont fait le tempo pour revenir petit à petit sur le duo franco-néerlandais. A 44 kilomètres de la ligne d'arrivée, dans la côte de Boussalle, Andy Schleck (Radio - Shack - Nissan) a décidé de sortir du peloton en compagnie de Fofonov (Astana) et Trufimov (Katusha). L'aîné des frères, fantomatique depuis le début de saison, a tenté de se rassurer tout en préparant le terrain pour son frère. Faute d'entente dans le groupe (Trufimov refusa de rouler en compagnie des deux autres coureurs), ils seront repris une dizaine de kilomètres plus loin. Après le deuxième passage de l'ascension finale, le peloton ressentit le besoin de souffler. Moment idéal pour les outsiders. José Joaquin Rojas (Movistar), Maxim Iglinsky (Astana),  Giovanni Visconti (Movistar), Tom-Jelte Slagter (Rabobank), 4ème du Tour de l'Avenir 2010, ont tenté de se faire la malle mais sans réussite. Dans l'avant dernière ascension de la Flèche Wallonne, dans la côte de Villers-le-Bouillet, Nordhaug (Sky) et Ryder Hesjedal se retrouvaient en tête de la course avec 10 secondes d'avance sur une cinquantaine d'unités. Les deux courageux du jour, s'étaient fait reprendre quelques kilomètres auparavant après avoir roulé 140 kilomètres ensemble. Tout comme Oscar Freire dimanche dans l'AGR, le Norvégien et le Canadien ont été repris dans l'ultime ascension. A 400 mètres de la ligne d'arrivée, "Pujito" a placé une attaque dévastatrice. Il ne sera jamais revu. Il s'impose avec 4 secondes d'avance sur Michael Albasini (GreenEdge) et Philippe Gilbert (BMC). Deuxième de la première classique ardennaise, Jelle Vanendert (Lotto-Benisol) échoue au pied du podium tandis que le vainqueur signe un top 10. Le premier français se nomme Julien Simon (Saur-Sojasun). Agé de 26 ans, Simon s'est révélé sur le tard lors du Tour de Catalogne 2012 en remportant deux étapes.

  La Flèche Wallonne aura tout de même été plus active que les précédentes grâce aux deux monts placés à 17 kilomètres de l'arrivée. Favoris de l'AGR dimanche, Joaquim Rodriguez avait déçu en terminant seulement 22ème. Lui et son équipe, dans la tourmente après le contrôle positif à l'EPO de son jeune sprinter Denis Galimzyanov, ont parfaitement géré la course maîtrisant au mieux les offensives. L'aîné des Schleck s'est, pour la première fois de l'année, montré aux avants postes. Le cadet de la fatrie a été victime d'une crevaison à 15 kilomètres du Mur de Huy. Malgré son retour au sein du peloton, le Luxembourgeois n'aura pas pesé sur le final (20ème place). Lors de l'ultime classique, de nombreux coureurs ayant fait l'impasse sur cette classique, seront sûrement positionnés aux avants postes. (Sagan, Voeckler, Chavanel). Gilbert, Vanendert, Rodriguez et tant d'autres sont autant de coureurs capables de s'imposer dimanche.

mercredi 18 avril 2012 17:27


Trois de suite

  L'Olympique de Marseille a remporté sa 3ème Coupe de la Ligue consécutive en s'imposant face à Lyon (1 - 0) dans un match d'une pauvreté ahurissante. Avant la rencontre, le président de la Ligue Professionnel de Football, Frédéric Thiriez, avait déclaré, pour faire taire les détracteurs de cette coupe, que pour une coupe en bois c'était pas mal. Il ne devait sûrement pas se douter que ça allait la finale qui le soit. L'enjeu de la rencontre a pris le pas sur la rencontre. Après une série de 12 matchs consécutifs sans victoires (11 défaites), Marseille se devait de s'imposer pour être exposé sur la scène européenne l'année prochaine en Ligue Europa. La saison Olympienne se résumait clairement à cette rencontre. Côté Lyonnais, les 4 ans de disette (dernier titre en 2008, doublé Coupe - Championnat) étaient vus comme une éternité sur les bords du Rhône.

  Tacles ravageurs, simulations, passes complètement ratées, transversales atterrissant directement en touche, contrôles ratés .. Voila à quoi pourrait se résumer cette finale d'un ennui abyssale. Les contacts physiques donnaient un peu de piquant avec cette finale bien terne. On attendait beaucoup plus de Lyon, invaincus depuis 7 matchs, qui auraient pu, en pressant Marseille, en mettant un peu le feu dans la défense, mettre le doute dans les têtes Phocéennes déjà bien amochées par cette série de défaites. En première mi-temps aucun tir ne fût comptabilisé ! Malgré tout la possession de balle fût marseillaise mais l'arrière garde Lyonnaise était bien en place et réduis à néant "toutes" les offensives adverses. La deuxième période fût que très peu différente de la première. Quelques emballements passagers mais rien de bien fringant si ce n'est une tête d'André Ayew sur un bon centre d'Amalfitano, repoussée par Lloris sur son montant droit. On eût l'impression que les deux équipes auraient pu jouer comme cela 3 jours sans encaisser le moindre but alors que les 7 dernières confrontations entre Olympiques avaient été prolifiques (30 buts). La situation allait peut-être se débloquer lors des prolongations. L'homme providentiel de l'OM, Brandao, entré en jeu à la 98ème en lieu et place de Loïc Rémy, transparent, auteur de 6 buts en 7 rencontres de Coupe de la Ligue, délivra tout les Marseillais en ouvrant le score (1 - 0, 104ème). Sur un dégagement contré d' Umtiti, titularisé en défense centrale aux côtés de Lovren (exclu en fin de prolongations pour un deuxième carton jaune) par Brandao, le Brésilien dans un angle fermé trompa Hugo Lloris, hésitant sur cette action. Les lyonnais n'auront aucune réaction, amorphe, assommés par cette réalisation Marseillaise. Les hommes de Didier Deschamps, grâce à Brandao, soulèvent pour la 3ème fois consécutive la Coupe de la Ligue.

  Marseille ne gommera pas la saison catastrophique qu'il est en train de réaliser mais cette victoire apparaît comme un soulagement énorme pour joueurs et staff marseillais. A chaud, la réaction de Didier Deschamps a été surprenante pour une interview d'après victoire. "C'est le sixième titre en trois ans .. Personne ne m'enlèvera". Un message bien évidemment adressé à José Anigo, en froid avec Deschamps depuis le mois d'octobre. Lyon, malgré sa défaite et contrairement à Marseille, a encore plusieurs choses à jouer en fin cette fin de saison. Dans 15 jours, les Rhodaniens retrouveront le Stade de France pour y affronter l'US Quevilly pour une nouvelle finale (Coupe de France). Lyon a également la possibilité de se qualifier pour le tour préliminaire de Ligue des Champions. Paradoxalement la saison marseillaise se terminait hier soir, alors que celle Lyonnaise commençait le même jour.

dimanche 15 avril 2012 10:05


Lyon aime le SDF

  Il est des fois où une défaite peut avoir des conséquences positives sur la suite de la saison d'un club. Bien sûr je veux parler de cette piteuse élimination en Ligue des Champions en 8ème de finale, contre le petit poucet de la compétition, l'Apoel Nicosie. Depuis cette rencontre a marqué comme un tournant dans la saison lyonnaise. Qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue samedi face à Marseille, à 3 points seulement de la 3ème place synonyme de tour préliminaire de Champion's League et tout fraîchement qualifié pour la finale de la Coupe de France le 29 avril prochain, Lyon s'apprête à vivre une saison de saison palpitante. Lyon, en disposant 4 - 0 du Gazelec d'Ajaccio, club de National, s'est offert un nouveau rendez-vous au Stade de France. Cette saison, Lyon a l'occasion d'au moins soulever un trophée, ce qu'il ne lui est plus arrivé depuis 2008 et la doublé Coupe - Championnat. Lyon affrontera le vainqueur de Quevilly - Rennes.

  Le président du Gazelec ainsi que l'entraîneur avait dit vouloir faire la guerre aux Lyonnais. Entre les paroles et les actes il n'y avait qu'un pas. Sanctionné de 7 cartons jaunes contre Montpellier en quart de finale, les joueurs de National ont une nouvelle fois fait preuve d'agressivité dès l'entame de match. Pourtant au-delà de l'impact physique des Ajacciens, les Corses se sont de très bons joueurs de ballons. Il aurait pu ouvrir le score si Lloris n'avait pas été sauvé par son montant droit sur une frappe aux 6 mètres de Coloredo (9ème). Dans une rencontre hachée, Monsieur Enjimi, l'arbitre de cette demi -finale fût intransigeant sur un tacle de Colinet, les deux pieds décollés du sol, sur Lacazette. Il expulsa le joueur sans hésiter une seconde. Des échauffourrées prirent forme entre les deux adversaires du soir. Les Ajacciens, soutenus par ses supporters dans un stade René - Coty bouillant, tombèrent dans l'énervement. Le retour aux vestiaires fût tendu, Jean Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, fût même présent pour s'interposer et essayer de calmer les débats.

  La seconde période fût différente sur tous les points de vue. L'agressivité côté Corse était resté aux vestiaires alors qu'à 11 contre 10, les Rhodaniens faisaient tourner le ballon, laissant courir son adversaire. Mais une nouvelle, comme en première période, les hommes de Rémi Garde auraient dû encaisser le premier but, mais la frappe de Verdier venait heurter l'autre montant du portier français. A force de reculer, les lyonnais trouvaient de plus en plus d'espaces au coeur de la défense. Sur une frappe de Briand repoussé par Rastello, Lacazette se chargea d'ouvrir le score (59ème). Le K.O eût lieu un quart d'heure plus tard. Réveillière, excellent hier soir déborda pour trouver Lisandro en retrait, qui du gauche trompa le portier Ajaccien (2 - 0, 74ème). Grenier triplera la mise en lobant le gardien sur un mauvaise dégagement de celui-ci (80ème, 3 - 0). Par la même occasion, le jeune prodige lyonnais, inscrit son premier but professionnel de sa toute jeune carrière. En fin de match, Gomis inscrira l'ultime but de la rencontre (4 - 0, 90ème), narguant le public Ajaccien, car il aurait victime de cris de singes et de jets de bananes (tout cela est bien évidemment à mettre au conditionnel). Le GFCAO a payé l'excès d'agressivité dont il afait preuve en première mi-temps. Avant leur finale de Coupe de la Ligue, les Lyonnais sont sortis indemnes de cette rencontre, évitant également les prolongations. Tout de même coup de chapeau au Gazelec qui a sorti Troyes, Toulouse et Montpellier. On a aura sûrement la possibilité de revoir cette équipe l'année prochaine en Ligue 2.

mercredi 11 avril 2012 10:03


Le miracle n'a pas eût lieu

  Pour son quart de final retour de Ligue des champions, Marseille devait remonter un retard de deux buts après sa défaite 2 - 0 au stade Vélodrome il y a une semaine. Selon les statistiques, les Phocéens avaient 2% de chance de se qualifier après le résultat du match aller. Autant dire que la tâche semblait impossible pour des joueurs capables de perdre contre Quevilly et Dijon. Le dernier voyage de Marseille en Allemagne s'était soldé par une victoire 3 - 2 contre Dortmund, après avoir été mené 2 - 0. Munich, un lieu mythique pour tous les marseillais. A seulement 10 kilomètres de l'Allianz Arena, les supporters marseillais, venus au nombre de 3500, sont allés, comme une sorte de pèlerinage, visiter le stade où l'Olympique de Marseille a remporté la Ligue des Champions en 1993 contre Milan. Il y avait-il des raisons d'y croire avant ce match ? Il semblerait que non tellement les résultats de l'OM depuis dix matchs sont catastrophiques. Le retour de Steeve Mandanda dans les buts olympiens pouvait peut-être redonner du baume au coeur aux supporters.

  DD avait décidé de titulariser Brandao à la place d'Amalfitano, un des meilleurs joueurs de son équipe depuis qu'il est arrivé sur la Canebière, tandis que Rémy se positionna à droite de l'attaque. Face à une défense centrale jeune et peu rapide, Amalfitano et Rémy en pointe auraient peut-être été plus efficace dans ce système de jeu. Quant au coach Allemand il décida de faire tourner son équipe en, laissant sur le banc Robben et Gomez et en titularisant le Croate Olic en pointe. Pourtant dès l'entame de match, les marseillais se montraient plus conquérants. Dans le premier quart d'heure, les hommes de Didier Deschamps eurent l'occasion d'ouvrir le score par trois fois (Rémy, Morel et M'bia) mais Neuer repoussa les assauts olympiens. Trois actions et puis plus rien durant toute une mi-temps. Sur un contre mené tambour battant, Ribéry se joua de Morel pour glisser un centre millimétré à Olic, qui pour la première fois de la soirée trompa Mandanda (1 - 0, 13ème). La suite ne fût qu'un récital de la part des Allemenands. Sans un grand Mandanda, les buts Munichois auraient pu s'empilés comme des perles. Timoschuk, Kroos, OLic et Muller butèrent sur le portier français. Une perte de balle des marseillais dans le camp Allemand, 5 passes plus tard et Olic doubla la mise profitant de la superbe remontée de balle de Franck Ribéry, bien plus qu'un tranchant qu'au match aller, et de l'excellent centre d'Alaba (2 - 0, 37ème). En      seconde mi-temps, les coéquipiers de Ribéry se contentèrent de gérer la fin de rencontre. Brandao eût la possibilité de réduire la marque sur un centre d'Amalfitano, mais sa tête n'était pas cadrée. Sans grosse difficulté, le Bayern s'est qualifié pour les demi-finale en gérant le score sur les deux matchs, et retrouvera probablement le Real Madrid lors du prochain tour. Les Allemands sont à deux matchs d'une finale de Ligue des Champions dans leur stade de l'Allianz Arena. Quant à Marseille, ultime représentant français dans les compétitions européennes, devra attendre au minimum deux ans avant de vibrer une nouvelle fois au son de la musique de Champion's League.

                              Que faut-il attendre de la fin de saison marseillaise ?

 Dès ce weekend, l'OM ira défier le PSG au Parc des Princes. Une occasion, pourquoi pas, de s'imposer en terre Parisienne et d'empêcher à son meilleur ennemi de remporter le titre de Champion de France en fin de saison. Trois jours plus tard, ils recevront le leader du championnat, (match reporté ce weekend en raison des matchs de Ligue des Champions) Montpellier. Puis pour conclure en beauté cette folle semaine, Marseille jouera sans doute le match le plus important de sa saison au Stade de France, contre l'Olympique Lyonnais, en finale de la Coupe de la Ligue. Une victoire qualifierai directement les marseillais en Ligue Europa. Problème : les Lyonnais qui n'ont plus rien gagner depuis 2008 auront à coeur de ramener un trophée à leurs supporters. Ce match est celui de tous les dangers pour l'OM. Une défaite et Marseille vivra une fin de saison difficile. Une non qualification européenne serait préjudiciable pour le prestige du club. Si cette hypothèse s'avère juste, les départs seront nombreux. Rémy, Valbuena, Mandanda, Ayew, N'Koulou. Autant de joueurs cadres qui pourraient bien aller découvrir d'autres championnats en fin de saison. Qui Marseille pourra-t-il attirer en contrepartie ?

mercredi 04 avril 2012 10:57


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